Debora Waldman

Ne lâchez pas votre rêve, surtout pas pour de mauvaises raisons.

debVous connaissez l’expression « mener les gens à la baguette » ? Eh bien notre deuxième interviewée l’applique à la lettre. Debora Waldman est chef d’orchestre israélienne et brésilienne et mère de deux enfants. Arrivée en France à 24 ans, elle a notamment assisté Kurt Masur, alors directeur de l’Orchestre National de France. Elle a, entre autres, dirigé l’Orchestre de Chambre de Lausanne, l’Orchestre de l’Opéra de Rouen, l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre Académique du Théâtre Colon à Buenos Aires, l’Orchestre de l’Etat de Thessalonique…

Lorsque Debora nous décrit son parcours, on y découvre une femme consciencieuse, infatigable et humble, qui croit à la chance et au destin autant qu’au travail.

Quand on l’interroge sur la façon dont s’entraîne un chef d’orchestre, Debora explique dans un langage aussi didactique que passionné :

Face à ma partition, je crée tous les différents sons dans ma tête. Chaque jour, l’orchestre existe un peu chez moi. Je crée presque une relation humaine avec ce papier, j’essaie de le rendre vivant. A mon arrivée sur la scène, je suis chargée d’énergie, j’ai cette nécessité que la pièce sorte.

Cette femme déterminée n’a pas renoncé à monter sur scène trois courtes semaines après un accouchement pour respecter ses engagements professionnels. Elle reconnaît que son travail est « sa raison d’être » :

Je vis de mon désir, je ne pourrais pas faire autrement. C’est à la fois un choix et une chance.

Si Debora devait donner un conseil à notre génération, ce serait celui-là :

Suivre son rêve. Il y a moins de barrières qu’on ne le croit, les barrières c’est nous qui nous les mettons. Toujours de manière professionnelle et en travaillant, ne pas lâcher son rêve, surtout pas pour de mauvaises raisons.

Celle pour qui l’ « exceptionnel » est en fait synonyme de l’indicible, aura pourtant su mettre les mots justes sur sa passion ou sa profession, on ne sait plus.


Paroles de chef d’orchestre

La plus grande joie dans mon métier c’est quand je vois que le public a reçu le message. Je suis convaincue que quelque part, l’acte musical change le monde.

Le courage ce n’est pas être borné et se dire tout le temps : je vais y arriver. Le courage c’est trouver ce qui nous correspond et y aller. Il faut rester focus et ne pas se perdre dans le détail. Si ca ne marche pas, recommencez, si à nouveau vous échouez, recommencez autrement, tout le monde est différent.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s