Mimi Liu – Auroville, Inde

IMG_0030Mimi, c’est l’incarnation de l’étudiante internationale par excellence. Le fruit d’un système éducatif mondialisé. Née en Chine, elle a grandi au Canada. Etudiante à l’université de Toronto, elle a fait un échange à Science Po Paris puis débutera à la rentrée un MPA à Harvard et un MBA à Stanford.

Mais depuis deux ans, Mimi travaille chez Prakti, à Auroville en tant que Program Officer. Prakti est une entreprise sociale composée d’une quinzaine de personnes. Prakti design fabrique et distribue des fours à basse consommation énergétique et à faible émission de fumée. Une révolution pour les plus démunis : 3 milliards de personnes dans le monde utilisent des fours traditionnels pour cuisiner chaque jour, on estime chaque année à 400 millions le nombre de morts prématurées dues aux émissions de fumée dans les foyers. Prakti Design distribue ses fours depuis 2008, en Inde, au Bangladesh, au Népal, au Congo et au Darfour.

Mimi a cette fibre en elle : travailler pour la cause des plus défavorisés. Elle a eu ce déclic lors d’une visite à ses grands-parents dans la campagne chinoise : à 12 ans elle savait qu’elle voudrait consacrer son temps aux problèmes de pauvreté et à l’émancipation de peuples marginalisés. Pas question pour Mimi d’avoir plus tard un métier qui ne lui permette pas de s’accomplir entièrement ni d’avoir un impact social.

C’est d’ailleurs ce qu’elle recommande à sa génération :

To look around them and find that speak to them, find what their own strengths are, what they are naturally good at and try to contribute to addressing the huge and urgent social problems that we are facing by using their skills and talents.

Regarder autour d’eux trouver des problematiques qui leur parlent. Trouver quelles sont leurs forces, ce pour quoi ils sont naturellement bons, et essayer d’affronter l’urgence sociale face à laquelle nous sommes.

Mimi a le sens du travail : elle a appris de ses parents et grands-parents, qui ont grandi pendant la Révolution Culturelle, les notions de sacrifices et de discipline. Une de ses préoccupations majeures est de soutenir au plus vite ses parents au Canada, sa façon à elle de les remercier pour le dur travail qu’ils ont fourni pour aider leur fille à réaliser ses rêves.

C’est donc au sein d’entreprises comme Prakti que Mimi se réalise, en allant à la rencontre des foyers pour étudier leurs besoins, et surtout, nous dit -elle, pour saisir à quel point leur activité est utile, non seulement pour l’environnement mais surtout pour les femmes. Elle nous raconte notamment l’histoire d’une de leur cliente, qui devait se rendre en ville pour trouver du travail mais était en permanence stigmatisée lors des négociations par les odeurs de fumée incrustées dans ses habits, signe de sa classe sociale basse.  Après avoir investi dans un four Prakti, celle-ci a pu reprendre confiance en elle, la fumée ayant en grande partie disparu de son quotidien.

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