Raphaelle Bacqué

Le courage c’est de toujours continuer à faire quelque chose de noble ; ne jamais abandonner ses propres convictions, ne pas succomber à la paresse, ne jamais se positionner en victime.

IMG_8702 (1)Raphaëlle Bacqué a suivi, pour sa génération, le « parcours type des filles qui en voulaient ». Après une licence de droit, Sciences Po, et une école de journalisme, elle a commencé comme journaliste à l’Agence France Presse, a fait ses armes dans la presse populaire au Parisien avant de travailler pour la fondation Marianne et enfin de rentrer au journal Le Monde où elle a occupé plusieurs postes. Après avoir dirigé le service politique puis lancé le Magazine Le Monde, elle y est depuis 10 ans Grand Reporter. Journaliste mais pas seulement, elle est aussi écrivain de romans d’investigation parmi lesquels Le Dernier Mort de François Mitterand (Editions Grassin et Albin Michel, 2010) sur François Grossouvre ou Richie sur la vie de Richard Descoings (Edition Grasset, 2015).

Grand reporter mais surtout reporter « sans frontière » géographique et intellectuelle, écrivant aussi bien des articles économiques, politiques que sur des faits divers.

Si la profession de journaliste est assez mixte, il « existe encore de grandes différences entre les hommes et les femmes dans ce milieu. C’est étonnant de voir qu’à titre égal et salaire égal, les femmes sont beaucoup plus diplômées [en journalisme]  que les hommes ; comme si les femmes avaient beaucoup plus de difficultés à sortir des sentiers battus pour arriver au même niveau que les hommes ».

« La vraie difficulté des femmes, dans tous les métiers, mais spécialement dans le monde de l’écriture, c’est leur mode de vie : de façon très concrète, c’est difficile de trouver du temps pour écrire ; par exemple, j’écris beaucoup la nuit pour ne pas empiéter sur ma vie de famille ».

Par ses métiers, journaliste et écrivain, mais aussi par ses lectures, Raphaëlle a pu voir à quel point certaines personnes voient leur destin bouleversé par l’Histoire. C’est le cas pour elle des personnes victimes des attentats du 13 novembre, ou du héros de son roman préféré, le Docteur Jivago de Boris Pasternak. « Etre la cible d’évènements qui vous dépassent complètement c’est terrible parce que vous n’êtes plus maître de votre propre vie, vous êtes pris par le tourbillon de l’Hisoire. C’est un sujet fort, universel, que je rencontre beaucoup en tant que journaliste et qui me touche par dessus tout ».

Pour Raphaëlle, il faut que « les femmes fassent véritablement ce qu’elles veulent faire. Il ne faut pas être raisonnable, sinon on ne peut plus poursuivre son idéal. Il faut continuer à être féministe, car le féminisme est la revendication d’une chose essentielle, l’égalité des droits ».

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