Wanjira Mathai – Nairobi, Kenya (English + Français)

—- Version française en dessous —-

Thanks to my mother, I grew up knowing that beautiful is green. If you want to see somewhere beautiful, it has to be with flowers, and trees.

IMG_1705Being the daughter of Wangari Maathai in Kenya might have been quite a challenge for Wanjira, even more since her mother passed away in 2011. Wangari Maathai won the Nobel Peace Prize in 2004, and was the first Black woman to win it, as she devoted her life to the protection of Kenya environment.

Wanjira has to admit she had been influenced by her mother for her greenside. Since her childhood, her mother’s ecological militantism has been part of her everyday life.

As young children, we had to plant things all the time, we had a very small garden but we would plant flowers on Earth day, when something good happened we planted a tree or a flower. There was always this sense of appreciation for green space.

From her mother, she learnt three main things : patience, persistance and committment – she sums up in one advice :

You chose to do something ? Be loyal to it. Whether the people or the issues. And stick with it for the long.

Wanjira grew up in Kenya until high school before studying in the United States. She started her carreer in the public health sector, working for President Carter’s organization in Atlanta, about tropical diseases she had never heard of but Kenya was suffering from.

Today, she works in the University of Nairobi and she is the director of « W POWER » project – Partnership for Women Entrepreneurship in Renewable energies. Passionate about entrepreneurship and projects about women and environment, Wanjira found her « happy medium » in W Power. She mainly focuses on cooking and lighting issues, as today, more than 70% of urban population still cook on charcoal or firewood and only 30% of Kenyan people have access to electricity.

It is an exciting initiative trying to bring renewable energy technologies to grass roots women, mainly households technologies for cooking and lighting.

In order to pay tribute to her mother and continue what she had started, Wanjira created the Wangari Maathai Foundation, coming from the Green Belt Movement : this Foundation aims at being a platform to protect green spaces, raise environmental consciences around the country and in our region but also to change the way we understood the relationship between environment, politics, and peace.

 

Wanjira is very optimistic about the future of Africa and Kenya, as more than 80% of Kenyan population is under 35. As she is convinced of the young generation’s potential in Kenya, she leads a program with young between 10 ans 17 to to make sure they start to appreciate that they have a responsibility to care for something beyond themselves. First, they need to find what they could care about : animals, flowers, not wasting food… whatever it is, Wanjira will try to make them more responsible as

There’s nothing more important than to have a generation that grows believing that they have a responsibility beyond themselves.

Women around the world face a lot of the same challenges, we’ve made a lot of progress, we have still much more, a lot of discrimination in the workplace for women.

Wanjira fosters women in this movement. In Kenya, she thinks their biggest challenge in a political challenge, where there are few women today.

Women play such a significant role in the lives of their communities, their families, their countries, everywhere. But according to Wanjira, nothing has to be taken for granted.

So I think women have to continue to occupy the space that is much deserved to us in all sectors of society, to put ourselves forward and not expect somebody to give it to us. I think we should just go and get it !

Version française :

Grâce à ma mère, j’ai grandi en sachant que ce qui est beau, est vert. Pour voir quelque chose de beau, il faut voir des fleurs, des arbres.

IMG_1705Etre la fille de Wangari Maathai au Kenya a souvent été un défi pour Wanjira, surtout depuis la mort de sa mère en 2011. Lauréate du Prix Nobel de la Paix en 2004 et première femme noire à le recevoir, Wangari Maathai a œuvré toute sa vie pour son pays et la protection de son environnement.

Wanjira admet donc avoir été influencée par sa mère pour son côté « écolo » et son occupation aujourd’hui. Depuis son plus jeune âge, le militantisme écologique de sa mère a été présent à la maison comme au travail, elle se rappelle d’ailleurs :

Quand nous étions jeunes, nous devions toujours planter dans notre petit jardin : on plantait des fleurs le jour de la fête de la Terre, où quand quelque chose de bien se passait. On savait apprécier les espaces verts.

De sa mère, elle a appris trois choses importantes : la patience, la persistance et l’engagement – qu’elle résume en un conseil :

Tu choisis de faire quelque chose ? Restes-y loyal. Peu importe les personnes ou les obtacles. Et restes-y engagé jusqu’au bout.

Wanjira a grandi au Kenya jusqu’au lycée et a étudié ensuite aux Etats-Unis. Elle a commencé sa carrière dans le secteur de la santé publique, en travaillant notamment au cabinet du Président Carter à Atlanta, à propos de maladies tropicales qu’elle ne connaissait pas mais qui frappaient son pays d’origine.

Elle travaille aujourd’hui à l’Université de Nairobi et dirige le projet « W POWER » – Partnership for Women Entrepreneurship in Renewable energies. Passionnée par l’entrepreneuriat et par des projets concernant les femmes et l’environnement, Wanjira a trouvé un « happy medium » avec W Power. Elle se concentre principalement sur les problèmes de la cuisine et de la lumière, car aujourd’hui encore, plus de 70% de la population des villes cuisinent au charbon ou au feu de bois tandis que seulement 30% des Kenyans ont accès à l’électricité.

C’est un projet excitant qui lie les technologies des énergies renouvelables aux femmes de tous les milieux, principalement des technologies pour la maison, soit la cuisine et le système des lumières.

Pour rendre hommage à sa mère et poursuivre ce qu’elle avait commencé, Wanjira a d’ailleurs créé la Wangari Maathai Foundation, une initiative issue du Green Belt Movement : cette Fondation a pour vocation d’être une plateforme pour protéger les espaces verts, proposer un éveil des consciences environnementales dans la région, et changer la façon de comprendre les relations entre l’environnement, les politiques et le climat de paix.

 

Wanjira est une femme profondément optimiste concernant le futur de l’Afrique et du Kenya, dans lequel plus de 80% de la population a moins de 35 ans. Persuadée du potentiel de cette jeune génération Kenyane, elle s’occupe d’un programme avec des jeunes de 10 à 17 ans pour leur apprendre à prendre conscience de leur responsabilité à prendre soin de quelque chose autre que d’eux-mêmes. Il s’agit d’abord de trouver cette chose à laquelle ils aimeraient faire attention : des animaux, des fleurs, de ne pas gâcher de nourriture… Peu importe, Wanjira cherche à les responsabiliser dans un premier temps car il n’y a rien de plus important selon elle, que d’avoir affaire à une génération qui se sente responsable.

Dans le monde, les femmes font face aux mêmes challenges. On a fait beaucoup de progrès mais il nous reste du chemin, notamment au sujet des discriminations au travail.

Wanjira encourage les femmes dans leur mouvement. Au Kenya, elle considère que leur plus grand challenge est politique, milieu dans lequel trop peu de femmes sont présentes.

Les femmes ont joué et jouent toujours un rôle essentiel au sein de leurs communautés, de leurs familles, de leur pays, en bref, partout. Mais selon Wanjira, rien n’est acquis.

Alors je pense que les femmes doivent continuer à occuper cet espace qu’elles ont mérité dans différents secteurs de la société, à nous mettre en avant sans attendre que quelqu’un nous y aide. Je pense qu’on devrait juste oser !

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